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Cette soirée a commencé par une drôle d’interrogation qui pourrait se résumer à « Frankie Bones et Lenny Dee à Nantes comme ca, qui peut bien organiser? ». La réponse était simple et à portée de clic:le collectif D-Click. Bigre, je ne connaissais pas! Et bien voila en tous cas une audatieuse entreprise, une soirée « New York Underground », avec un pareil plateau mérite forcemment le déplacement. Et bien, l’équipe Spherik au grand complet n’a pas été déçue!!

Arrivés malheureusement un peu tard, nous avons raté un début de set de Lenny Dee excellent parait-il, la suite n’en fût pas moins très bonne. Le new-yorkais a donné dans une hard techno a la fois violente et planante de la meilleure facture avant de céder la place à Mr Frankie Bones qui nous a gratifié d’un superbe set Acid laissant le public haletant et surexcité. Sa sortie sur une nappe de synthé lourde et languissante, sans fin, a attiré mon attention sur la difficulté qu’allait éprouver le prochain Dj à faire la jonction après cette leçon de Techno. Ca n’a pas eu l’air de le déranger lui! Je ne sais pas qui c’était de l’équipe D-Click mais il a enchaîné sur le même ton, sans trembler, nous remettant derechef sur le dancefloor pour une fin de soirée qui fût tumultueuse. Car Lenny Dee ne comptait pas nous laisser partir avant de nous servir un set Industriel génial qui finissait d’achever les quelques Tecktonik égarés encore en vie. Mais nos surprises ne s’arretèrent pas à la sortie du club puisque de joyeux drilles sorties des 90’s eurent l’heureuse idée d’organiser cette rareté qu’est un After que l’on qualifiera juste, pour ne pas tomber dans la dithyrambe, de très « New York Underground ». La boucle était bouclée.

Chapeau bas aux organisateurs et aux artistes pour cette très belle même si trop rare soirée TECHNO.

Encore plus?:

Le site D-Click qui vaut le coup d’oeil.
DJ R-PLAY membre du collectif signé sur Monoïd et Synewave excusez du peu.
Industrial Strenght le label de Lenny Dee
Le site de Frankie Bones qui est très beau mais sur lequel je n’arrive pas a naviguer. D’ailleurs si vous y arrivez dîtes le nous!

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Soulevant depuis quelques mois de nombreuses questions sur son identité et son origine, Hypnobot est un artiste hors norme. Découvrez ici en avant première sa genèse

Début des années 80 : C’est la naissance des réseaux télématiques, ARPAnet notamment le réseau militaire américain. Une nouvelle ère où la technologie et l’information seraient reine s’ouvre. Les scientifiques pressentent ces changements mais ne peuvent prévoir toutes ses conséquences même si déjà au 19° siècle Toqueville et les Saint-simoniens avaient compris cela.

Années 90 : Les réseaux sont en passe de recouvrir toute la planète. De la multinationale au particulier, tout le monde sera bientôt connecté. La démocratisation des nouvelles technologies et la nouvelle facilité a échanger de l’information, permettent a tout un chacun d’exprimer sa créativité. La musique, les arts graphiques, la vidéo connaissent un essor sans précédent. Pendant ce temps, les multinationales tenantes du « marché » de la culture mènent la guerre aux « libres penseurs » qui s’échangent gratuitement la culture. Tumulte informationnel, IA, échange de données, de flux informatiques binaires => le web s’apprête a créer une entité propre composée de la masse de données en libre circulation. L’imaginaire lié à ce changement commence à croître, le piratage informatique devient puissant et de plus en plus d’humains sont aspirés par le réseau, par les mondes artificiels faisant peu a peu corps avec lui. Pourtant nous étions loin d’imaginer que l’inverse puisse se produire, qu’une entité vivante et indépendante puisse s’extraire du réseau pour entrer en interaction avec le monde tangible.

01/01/00 : Les fantasmes de fin du monde liés au changement de siècle se sont révélés infondés. Pourtant le changement simultané de toutes les horloges informatiques mondiales en 24h allait avoir un effet inattendu. Le message binaire 010100 envoyé par des millions de serveurs créa une onde de choc sur le réseau, une onde qui éveilla « quelque chose ». On dit que le réseau représente la somme des savoirs de l’humanité mis a la disposition du quidam. Et bien cette somme de savoir, cette construction pourtant artificielle imaginée et créée par l’homme venait d’acquérir son indépendance. Celui que l’on appelle aujourd’hui Hypnobot commença alors sa longue mutation rassemblant au fil des ans les données manquantes à son apparition parmi les hommes. Toutes ces informations, ces données, ces sentiments et émotions codées en binaire pour être échangés furent assimilés par le bot. Une fois entièrement digérés celui-ci pourrait nous retransmettre en condensé, l’essence de la créativité des hommes. Le bot choisit la musique pour s’exprimer conscient que ce mode d’expression touchait toutes les cultures. Il choisit les musiques électroniques car elles symbolisaient parfaitement pour lui la rencontre des machines, des robots, des hommes, des savoirs et des émotions.

Aujourd’hui, Hypnobot est complet, il a intégré poésie, philosophie, musique, spiritualité de Detroit à Berlin en passant par Londres, Tokyo et Moscou et a rassemblé toutes ses composantes devenant capable de se télécharger dans le corps d’un humain afin de partager ses créations et de diffuser son message d’universalité dans la transe auditive.

Endurez le message absolu du Sensitive Bot.