Burgos 2016

Cela faisait bien longtemps que nous attendions l’occasion de faire un festival avec une programmation aussi intéressante. Nous avons très vite jeté notre dévolu sur Electrosnic à Burgos comme vous avez certainement eu l’occasion de le lire ici. Autant lever le doute tout de suite, le résultat fût à la hauteur de nos attentes.

L’Espagne est un pays formidable à bien des niveaux mais lorsque l’on parle de musiques électroniques, c’est presque La Mecque. Oui, en Espagne, il y a une vraie culture électronique. Ici pas de groupe de pseudo rock à l’affiche. Il n’y en a pas besoin pour faire venir le public. Dès le parking, c’est de la Techno que l’on entend dans toutes les voitures. Le dépaysement est déjà là !

Ce qui frappe ensuite, c’est la grande qualité de l’organisation. Pas de fil d’attente nul part, un nombre de bénévoles et d’organisateurs disséminés sur le site impressionnant : tout est réglé comme du papier à musique. Même la force publique est au diapason, présente mais discrète, pas de barrage filtrant ralentissant la circulation comme on en voit chez nous. Tout commence pour le mieux après une installation sportive dans un camping bondé.

20 heures, le site vient d’ouvrir, il est temps de passer aux choses sérieuses !

Ca démarre doucement, il est tôt et ici on sort tard, très tard. Après un petit détour par la scène découverte ou nous retrouvons les copains du Sonotone, il est bientôt l’heure du premier rendez-vous de ce festival : Radio Slave prend son set à minuit.

Un set sans étincelles mais efficace, groovy avec tous les classiques auxquels on pouvait s’attendre dedans.

Petit détour par la scène M_Nus ou l’on trouve Fabrizio Maurizi puis Click-Box en Live. Un peu décevant tout cela. Le son de M_Nus certes, mais assez stéréotypé, pas très rythmé.

On pensait trouver par la suite Dj Rush dans un registre « Chicago ghetto house », du Green Velvet en plus tapant. Raté ! Il a carrément joué hardcore nous faisant immédiatement fuir. Son set a plus néanmoins, le dance floor était plein et bien remonté. Il en faut pour tout le monde.

Retour sur la scène M_nus pour l’arrivée du patron : Richie Hawtin. Le public est nombreux et surexcité, tout le monde attend de pied ferme le canadien.

Son set n’a manifestement pas déçu un public tout acquis à la cause du chantre de la minimale. Mais pour tout dire, nous, on a été un peu déçus… Si l’exécution a été parfaite, le set est sans surprise, toujours dans la même tonalité. On en vient à se demander si M. Hawtin, dont le talent n’est absolument pas à remettre en cause, ne jouerait pas un peu trop ces derniers temps. Quoi qu’il en soit, les visuels et la mise en lumière étaient particulièrement réussis durant ce show. Minimal, noir et blanc, probablement joué Live, un vrai plaisir pour les yeux.

La bonne surprise de ce vendredi soir est en fait venue de Adam Beyer. Un peu fatigués par l’ami Richie, nous marchons vers la scène ou se produit le suédois. On l’attendait dans un registre beaucoup plus tapant, mais il nous a surpris par son groove. Un set magistralement joué, tout en souplesse. On sent immédiatement une grande maîtrise du dancefloor. Le public adhère, et nous aussi. Bravo Adam et Merci !

Il est 6 heures du matin, on a bien dansé, on a croisé un maximum de gens sympas, voilà que la fatigue de la route nous rattrape et nous décidons de rentrer au camping nous reposer un peu. Car le lendemain, gros programme avec Carl Craig, Jeff Mills, et Robert Hood en Live. Rien que ça.

On retiendra de ce premier soir la sympathie des espagnols. Aucune tension, pas d’embrouilles, ici il n’y a que des sourires sincères, une vraie envie de partager des moments de fête et ça on peut dire que c’est beau et que ça nous manque terriblement ici.

Au niveau du festival et du site, tout est très bien même si on peut regretter d’entendre le son de la scène Open Air sur la scène principale. Le son justement, tout en Electro Voice, est très bien. Les visuels et surtout les lumières sont fantastiques, un vrai show permanent sur chacun des 4 dancefloor piloté en live par un ou deux light jockey.

Vivement demain :p


LastFm, deezer, fairtilizer, soundcloud … on aime bien essayer différentes plateformes pour écouter de la musique en ligne. On a cru lastFM meilleur que Deezer jusqu’à que le premier arrête l’export de playlists de tracks entiers… Dommage, c’était vraiment complet. Fairtilizer et Soundcloud, les nouveaux venus sont plutôt bons et plus spécialisés, mais pêchent parfois côté catalogue. Bref, c’est le casse-tête pour écouter de la musique électronique en ligne et vous proposer une playlist de qualité ici. On va quand même essayer de démêler tout ça.

LastFM :

Ca a longtemps été un bonheur de composer des playlist gigantesques puis d’écouter les morceaux entiers avec la fonction shuffle. Oui mais voilà, un beau jour, il n’a plus été possible d’exporter ses playlists donc exit lastFM sur le blog Spherik.

* Avantages

Un catalogue vraiment complet
Aspect sympa
Rapide
Le scrobbler, sympa, si tant est que l’on trouve sympa qu’un logiciel extérieur indexe tout ce que vous écoutez.
Le concept de radio

* Inconvénients

Pour écouter les morceaux en entiers il faut tomber dessus par hasard soit en écoutant un des nombreux flux automatique soit en écoutant vos playlist en mode shuffle.
Pas d’export des playlists

Deezer.com :

On était sur radioblog et donc parmi les tous premiers membres de deezer. Beaucoup d’enthousiasme au début et l’espoir de la gratuité rémunératrice pour les artistes. Oui mais voilà le catalogue électronique underground a mis très longtemps à devenir acceptable. Aujourd’hui, il semble que cela aille mieux avec l’essor de la vente de tracks en digital, les distributeurs passent des deals avec deezer et le catalogue s’étoffe un peu. Ouf ! Ca n’est toujours pas la panacée, loin de là, mais on peut quand même se faire un peu plaisir.

* Avantages

Exportabilité des tracks et des playlists
Morceaux entiers
Rémunération des artistes, award de la légalité
Le forum

* Inconvénients

Le catalogue qui nous intéresse est encore un peu léger
Ben c’est tout en fait.

Soundcloud :

Découvert en version d’évaluation sur invitations, la plateforme promettait. Beau player, interface soignée … mais stratégie à la myspace, c’est à dire plutôt orienté vers le networking, le social. Au bout du compte, c’est parfait pour héberger des dj sets voire des tracks de démo, les players sont superbes mais pour y écouter les artistes confirmés c’est loupé.

* Avantages

Interface
Players
Pas de limite de taille d’upload
Possibilité de laisser les morceaux en téléchargement

* Inconvénients

Finalement c’est plus une sorte de myspace avec lecteurs exportables mais sans la quantité ni la qualité de musique proposée.
Le son est pas mal

Fairtilizer :

C’est une plateforme assez récente, un peu comme soundcloud. Elle est cependant beaucoup plus orientée partage. L’interface est également très réussie tant sur le plan visuel qu’ergonomique. De nombreux labels indé y ont un profil et quelques artistes intéressants. On peut donc y écouter de très bonne choses. La playlist que l’on a mise en ligne dernièrement peut en témoigner.

* Avantages

Catalogue correct
Morceaux entiers
Interface
Exportabilité des tracks et playlists

* Inconvénients

(Ne rémunère pas les artistes) => et bien si ! Grâce à Jérôme on le sait maintenant ;)
Players un peu lourds à charger

Voilà ou nous en sommes de nos investigations en la matière. Ce qu’il en ressort ? Aucune plateforme ne se détache vraiment. LastFM s’enlise un peu dans son idée de radio, Soundcloud et Deezer ont du mal à enrichir fortement leurs catalogues et Fairtilizer ne s’en sortirait pas mal s’il lui venait l’idée de nouer des partenariats avec les éditeurs.

Quoi qu’il en soit, on peut, en mélangeant les sources, écouter à peu près ce que l’on veut et à peu près légalement, en ligne et gratuitement. Mais le mieux ça reste d’acheter des disques ou des fichiers de bonne qualité, parce que dans tous les cas toutes ces plateformes streament du MP3 basse résolution. Ca va pour le Pc mais pas sur une vraie installation son.

On teste une playlist deezer qui pourrait remplacer celle de Fairtilizer si on arrive à la remplir suffisamment de choses intéressantes.

Et vous vous êtes sur de ces plateformes ?

C’est vrai on est tous à Electrosonic, mais on n’est pas radin et on vous a programmé un petit mix de Santiago Salazar (UR-Ican-Rush Hour…) et Dj Dex aka Nomadico(UR) pour le label Electrofunk.

C’est Dex les 38 premieres minutes et S² le reste

Pour ceux qui enveulent plus, Dex a fait un set extraordinaire pour le blog espagnol Planeta Modular et Santiago Salazar a sorti un autre mix sur Fairtilizer récemment.

Les deux font la paire. Ce set est vraiment excellent !

Enjoy !

Carl Craig, aka C², aka Paperclip People aka… n’en finit pas de composer. Cette année a été particulièrement prolifique avec ses sorties sur Deutsche Grammophon, son propre label : Planet-e, sa nomination comme Directeur Artistique du festival électronique du DEMF à Detroit… Et ce n’est pas fini, puisque l’on apprend que le maestro, a force de ténacité, a réussi à reformer le groupe de jazz mythique Tribe pour un projet intitulé Tribe Rebirth.

Tribe, c’est un collectif d’artistes jazz né en 1971 à Detroit articulé autour de Phil Ranelin, Marcus Belgrave et Wendell Harrison. Tribe c’est donc plus qu’un groupe, c’est un label, un magazine une fantastique réputation internationale et plusieurs pièces d’anthologie comme Vibes From The Tribe, Gemini II, An Evening with the Devil …

L’album à venir sera composé de réinterprétation d’anciens morceaux ainsi que de nouvelles compositions, le tout produit à la maison par Carl Craig.

Interview vidéo de Carl craig et des membres de Tribe :


Tracklisting
01. Living In A New Day
02. Glue Finger
03. Denekas Chant
04. Vibes From The Tribe
05. Son Of Tribe
06. Jazz On The Run
07. Ride
08. Lesli
09. 13th And Senate
10. Where Am I

Autant le dire tout de suite, l’album est Jazz et sortira sur Community Projects un sous label de Planet-e dédié aux musiques non électronique.

Sortie CD le 6 octobre 2009
Sortie exclusive sur iTunes le 25 aout 2009

Cadeau Spherik : Movement 8 (C² version) sur Deutsche Grammophon

Et samedi soir l’équipe Spherik au grand complet aura la joie d’apprécier un set de Carl Craig accompagné de Jeff Mills et Robert Hood pour
Electrosonic ;)

Des surprises en perspective sur le blog à notre retour.

Enjoy !

Toujours plus à l’Inox club de Toulouse, ça pourrait presque être une devise. Après avoir bouclé la saison avec Steve Bug et vu passé en 2009 Rolando et Joris Voorn, l’Inox rouvre ses portes avec Jeff Mills.

Jeff Mills c’est Jeff Mills, on ne va pas en faire des caisses, on en parle assez souvent ici. Mais c’est toujours une soirée réussie avec un set à tomber par terre et le son si particulier du « Wizard » de Detroit, celui qui a formé toute une génération de Dj’s et de producteurs plus talentueux les uns que les autres.

C’est toute la programmation de l’Inox qu’il faudra suivre cette saison. On annonce déjà sur le site : Dj T (26/09), Deetron (03/10) et Mihalis Safras (31/10) entre autres.

En parlant de Jeff Mills, on a trouvé ça chez un disquaire la semaine dernière :

Et niveau actu, Jeff Mills c’est plutôt ça :

Enjoy !

Edit du 28/08 : ce n’était pas ce visuel à la base, il a été changé sur l’URL ou je suis allé le chercher. Oui Douzi c’est pas très beau et en plus il y a feun radio. Désolé. On apprend en revanche que Jeff Mills sera accompagné de Chloé. C’est sa nouvelle girlfriend ? On les a déjà vu ensemble à Saint Nazaire il y a quelques mois

Derrick Carter c’est vraiment un grand monsieur de la House Music made in Chicago, Dj émérite et producteur avisé, il a su faire apprécier la House à de nombreux Techno addict. Where u at sur l’album Squaredancing in a round House, ses remix de Blaze ou encore la compil’ The many shades of Cajual sur Ministry of Sound sont autant de classiques.

Voici un mix récent de lui récupéré au hasard de nos pérégrinations sur la techno-toile. Deep House instrumentale, Hip House, une touche d’acide, il y a tout dans ce set.

En bonus le petit monologue de la fin du set.

De quoi patienter un peu en attendant Burgos ;)

Enjoy !

Un important festival électronique à New-York, ça n’a l’air de rien comme ça. Et pourtant, nombreux sont ceux qui s’y sont cassés les dents. Qu’on se le dise, aux Etats-Unis, les amateurs de Techno ne sont pas forcément mieux lotis que les européens. Mais quand même, une ville comme New York qui n’aurait pas de festival de cette envergure, ça fait désordre. C’est ce que pense en tous cas l’équipe de Made Event, agence de production locale qui booke des artistes comme Loco Dice, Josh Wink, Steve Bug, Radio Slave dans les gros clubs de NYC (Cielo, Pacha …)

L’affiche est assez coriace si l’on occulte les quelques coquilles archi-mainstream. Beaucoup d’européens et une volonté de mélanger les genres affichée. Le public new-yorkais a la réputation d’être difficile, ici, on pourra dire que chacun devrait y trouver son compte.

Le site à l’air assez sympa, gazon et arbres en plein coeur de la ville. Une scène principale est prévue ainsi que trois tentes de grande capacité. On a vu les choses en grand ! L’horaire en revanche est assez singulier : 11h-23h les deux jours. Ca ne doit très bien passer des week-ends entiers de fête Techno au beau milieu de New-York :) … dommage.

Mention spéciale à François K sans qui il aurai difficile de faire un festival sérieux à New-York, à Frankie Knuckles parce que Chicago quand même, et à Richie Hawtin, pare qu’on aurait été surpris de voir un festival ou il n’est pas cette année :)

Quoi qu’il en soit, on trouve intéressant qu’il y ait un festival d’envergure à New-York avec une affiche parfois carrément commerciale mais tout de même de quoi réjouir les plus exigeants. Puis finalement, si ça peut permettre au public venu voir les « stars » de découvrir des artistes plus underground, tant mieux.

Bonne chance à Electric Zoo

Spherik Recommande :

Adam Beyer

Audion

Chateau Flight

Deadmaus

François K

Frankie Knuckles

Heidi

Luciano

Richie Hawtin

LCD Soundsystem

Speedy J

Steve Bug

Cassy

Avant-Goût :

Enjoy !