Cela fait un moment qu'on suit Enola, d'abord avec Noir de Gout puis en solo. On s'en veut même un peu qu'il ait fallu un album avant qu'on en parle dans ces colonnes digitales. Mais voilà aujourd'hui l'erreur réparée, puisqu'avec Alone sur le label Initial Cuts, Enola (notez l'anagramme) nous livre un long format cohérent et abouti. Impossible donc de faire l'impasse sur cette chronique.
Words in a Bottle, premier extrait de cet album, avait déjà bien annoncé la couleur au printemps dernier : mélodies aériennes, rythmiques minimales, gros pied, voix graves et nappes de synthés. Le style Enola est déjà formalisé. On attend l'album avec impatience.
Le moins qu'on puisse dire c'est que la suite ne nous a pas déçue ! Alone convoque toutes les muses de la musique électronique. La profondeur de la deep Techno, la chaleur de la House, la finesse de l'Ambient, on croirait presque également entendre un peu de la mélancolie Dub sur certains tracks comme Pristi the Cat. Sarah fait même un détour réussi par le Trip Hop avec son broken beat feutré. Quant à Lost in Shibuya, il nous entraîne dans une rêverie tokyoïte post moderne faisant invariablement pensé à Ghost in the Shell avec ses cloches jap'anim et sa bassline acide.
On a tendance a souvent faire confiance à notre première écoute quand on reçoit un album. Une écoute émotionnelle et pas du tout analytique. La première écoute de Alone, fût un excellent moment. On oublie que le player tourne, on vaque nonchalamment dans la pièce, puis l'album touche a sa fin et laisse un grand vide dans l'espace. On en veut encore.
Enola livre avec Alone un album complet, construit autour des mélodies et naviguant entre les styles. Digne représentant de la dernière génération électronique, il a assimilé ce que ces vingt dernières années ont produit pour nous le retranscrire simplement, et sincèrement.
Enjoy !
A lire aussi :






