Paris, quand la nuit se meurt en silence, est une initiative des artistes, exploitants de lieux de diffusion, acteurs des musiques actuelles et professionnels de la nuit à Paris visant à éveiller l'attention des pouvoirs publics sur la situation catastrophique de la nuit parisienne. Les réglementations toujours plus contraignantes et le voisinage, qui au nom du droit à la tranquillité, fait pression, rendent l'exploitation de lieux et l'organisation d'événements toujours plus difficile. Ce constat est le même pour ainsi dire partout et cela nuit considérablement à la diffusion des cultures électroniqes (entre autres)

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Je vous épargnerai le « on vous l’avait bien dit », mais voilà c’est officiel, je signe ici l’arrêt de mort de la minimale comme on l’a connu. Si cela fait un certain temps que nous le disons à travers ce blog et ailleurs, c’est un article de Tony Naylor sur le blog musique du journal anglais the Guardian qui vient confirmer ce que l’on pensait. Je ne reproduirais pas ici l’article en question par respect pour son auteur, mais vous invite à aller le consulter ici.

On y lit pas mal de choses intéressantes. Oui la minimale c’est devenu chiant, les dance floor sont particulièrement monotones avec des nuits entières de minimale pouêt pouêt. Oui aussi, la techno sans le groove ben c’est pas marrant. En revanche, on pourra reconnaître une chose à la musique minimale, c’est d’avoir amené les artistes, de concert avec les nouveaux moyens de production, à peaufiner à l’extrême le travail sur chaque son, a faire une musique précise et délicate. Cela a rapproché la techno de l’électro-accoustique et des musiques concrètes et nous nous en réjouissons.

L’intérêt principal dans la mort de la minimale, c’est qu’il va bien falloir faire autre chose. La tendance est à la House et à une techno plus puissante, plus groovy mais toujours aussi précise. Difficile de dire pour le moment ce qui va cartonner bientôt, ce qui va nous bouleverser les oreilles (non ce n’est pas l’electro break désolé) mais il me tarde d’écouter ce qui va sortir prochainement.

Le terrain est propice, il manque une étincelle pour le renouveau de la Techno.

On en discute en commentaires.


Je m’apprêtais à écrire un article un peu acide et je suis tombé sur ce texte d’Hypnobot sur myspace. Je me suis donc dit que cela méritait bien une tribune libre sur le blog Spherik.

« Pourquoi le bot en a après la daube?

A l’époque déjà, avec le Pacman derrière moi (on été bien bourrés!), j’ avais quasiment viré Daft Punk des platines (Péniche concorde 1998, putain après ça on peut mourir!) « Tu peux laisser notre dub plate jusqu’à la fin? Non, non, c’est trop de la merde, je suis pressé d’écouter le dernier Claude Young…merci, bonsoir… » J’en gicle encore de joie 10 ans après ! Ce fut aussi la fin de ma courte carrière chez les Parichiens….

Ces putain de versaillais de merde ! Leur succès public ne dépend que de leur communication et du matraquage publicitaire, du coup je sors plus en France, leur daube, leur « merdouille », a envahi les clubs et les soirées, du coup, tous les bouseux de province et de Paris jouent la même merde. J’ai les boules ! J’aimerais bien aller ailleurs que dans des festivals pour pouvoir écouter de la bonne musique bordel !

Croyant que la « French touch » était définitivement tombée dans l’oubli, voilà qu’ils remettent cela avec justice !!! arrrggg !!! Là en plus c’est gras de la merde niveau son, ils sont laids, détestable et sans talent. Putain, même Garnier, qui est pourtant loin d’être un intello, me parait sympathique et talentueux a coté de ces connards, au moins c’est un bon guide pour le profane niveau sélection..

Ce qui me fait le plus chier, c’est le PLAN politique derrière tout cela.

Les mongolos qui croient que la free Party est « libre » alors qu’en fait ce n’est que le cadavre putréfié des Raves, les politiques et leur potes du lobby des boites a blaireaux, ces fils de putes de maffieux, ont détruit ce qu’il y avait d’absolu dans la RAVE ! De la musique ÉDIFIANTE ! LIBÉRATRICE ! et tout le monde était là, l’ouvrier, l’étudiant, les Pédales, les Clodos, les toxos, même les bourges… Bande d’enfoirés, vous avez eu peur de ça ! Et vous l’avez cassé parce que c’était trop chaud pour vous, plus personne n’avait envie d’embaucher le lundi matin dans vos « emplois » de merde…

Alors voilà, quand j’entends justice sur les ondes, que j’entends ces merdeux de journalistes de rock parler de Techno, ÇA M ‘ÉNERVE parce que c’est MA CULTURE ! Touche pas enfoiré ! C’est trop pur, trop beau pour vous!

HYPNOBOT « 

Voilà, ça vient du coeur, on attend vos commentaires avec impatience.

Petite illustration : Derrick May à Astropolis le 16 Aout 2008

MP3

Nous n’aimons pas beaucoup le MP3. Pas par snobisme, ou par nostalgie mais par respect pour la musique. Peut-être avez déjà lu la note sur ce blog qui se réfère au bien fondé du choix du vinyle. Et bien, j’ai tenté récemment une expérience, par souci de vérification empirique.

Mode opératoire :

Choisir tout d’abord un morceau que vous possédez en vinyle et en MP3 de bonne qualité. Jouer alternativement chacun des morceaux, et à l’aide d’une table de mixage ou d’un équaliseur, couper les fréquences medium. Mais que se passe-t-il ? Où sont les graves ? Et oui, le MP3 coupe les basses fréquences pour gagner de la place et ce sont les médiums qui compensent. Damned ! Voilà pourquoi les sets laptop sont parfois ratés ! Parce qu’il manque des bouts du morceau…

J’ai réalisé ce test avec le tube Move your body de Marshall Jefferson en 1987 . LE morceau de house ! Je ne résiste au plaisir de le poster. (fermez les vieux l’image de la vidéo est pourrie)

Inside your mind

Le champ des musiques électroniques est vaste c’est un fait. Spherik s’intéressant à l’ensemble des musiques électroniques nous nous sommes demandés quel pouvait être le dénominateur commun aux sonorités qui nous plaisent tant.

L’énergie est d’abord apparue comme quelquechose d’évident mais elle n’est finalement présente que dans les productions destinées à la danse, à la fête, laissant ainsi de côté la musique contemporaine ou électro-accoustique. Un principe plus universel, et plus noble nous est alors apparu: la profondeur (deepness ou deeperie c’est selon…). Nous entendons par là le fait qu’une musique évoque en nous un voyage intérieur, l’ouverture de nouveaux degrés de perception par l’écoute active d’une oeuvre d’art conçue pour s’adresser à l’âme. Cela n’exlue pas l’énergie ni même le côté dance floor d’un morceau mais ajoute une dimension spirituelle et fait d’une oeuvre efficace une oeuvre d’art en ce qu’elle ne réfère pas uniquement à une rythmique appliquée au corps mais également à l’esprit. La musiqe devient donc abstraite, mentale, invitation au voyage et gagne ses galons d’art majeur en sortant de l’efficacité industrielle pure.

Il ne s’agît pas ici de prôner la musique de chambre ou l’ambient psychédélique. Toutes les musiques électroniques peuvent être « mentales » même la hard techno si si. La violence des rythmiques n’empêche en rien l’originalité des sons périphériques ou la profondeurs des nappes. Comme si on adjoignait à l’énergie tribale la profondeur mentale pour recréer une forme de transe moderne et païenne.

D’autre part, la musique purement énergique est assez vite ennuyeuse non? Danser sur des rythmiques péchues dépourvues de profondeur même si c’est marrant devient vite ennyeux et l’esprit demande qu’on lui parle aussi.

Alors de la grosse Techno oui! Mais mentale svp!!

De la deeperie???:

Collectif Agartha: from accousmatique to techno
Suburbass: de la hard techno qui fait aussi marcher la tête
Guigoo: du Hard Core Mélodique
Hypnobot: Deep Techno

Comme vous avez peut être pu le remarquer, Spherik s’intéresse à toutes les cultures electroniques, musique, graphisme, performance etc… Au coeur de ces cultures electroniques se trouve la free party. Ce mouvement jouit aujourd’hui d’une réputation déplorable en dehors du cercle restreint des participants, même au sein des milieux électroniques (les clubs notamment). Pourtant la free party est l’essence de la techno, c’est par elle que le mouvement s’est répandu en France et en Europe. En refusant en bloc la commercialité, en gardant une philosophie de gratuité pour tous, d’ouverture d’esprit, de fête libre, le mouvement free party conserve l’intégrité de la techno, son côté engagé. Aller en free party et a fortiori en organiser, n’est pas un acte neutre, c’est un geste, engagé politiquement, de refus de la société de consommation. Il n’est pas question ici de prétendre que la free ne connait pas de débordements ou qu’elle est la seule forme d’expression valable de la culture techno toutefois il nous paraît essentiel de souligner son rôle de gardien de la foi Techno. Nous remercions ainsi tous ceux qui donnent de manière altruiste en organisant des événements libres, souvent a leurs frais et toujours à la sueur de leur front. MERCI

Pour illustrer ce propos nous vous proposons la vidéo de la Spirale Tribe: World Travellers Adventures qui retrace les débuts de la free et son arrivée en europe continentale. Bon visionnage.

Tout le monde connait Daft Punk et la plupart de leurs succès planétaires. Ils ont porté les couleurs de la « French Touch » dans le monde entier appuyés par une communication et un management sans faille (un certain Pedro Winter…). Ils ont même recu la legion d’honneur pour service rendu a la patrie.

Pourtant:

L’objet de cet article n’est pas de relancer le débat sur le sample. Notre point de vue est que les musiques electroniques sont basées sur l’echantillonnage et que tout artiste puise ses inspirations chez ses confrères. Toutefois dans ce cas précis, il y a abus! Daft Punk ne sample pas il pompe intégralement et réarrange un tantinet afin d’être « Ã  la page ». C’est un peu trop à notre avis!

Dans l’attente de la même vidéo pour Justice….

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